Marie Curie

Je descends les marches de la Sorbonne, comme j’en avais l’habitude lorsque j’y enseignais, quand soudain un rayon de soleil m’éblouit. Stoppée net, perdant l’équilibre dans ma descente je cherche à me raccrocher à quelque chose lorsqu’une main toute fraîche vient s’agripper à la mienne. Je suis comme aveugle, perdue sans savoir qui vient de me tendre la main. Je me dégage vite. Tout contact m’est désormais devenu difficile, tant le bout de mes doigts est brûlé. Je souffre le martyr.  

 Une douce chaleur intérieure m’envahit cependant après quelques secondes, comme si je subissais le rayonnement d’une autre vie. Je cligne des yeux. Mes oreilles bourdonnent. Je suis agressée par des bruits, des odeurs … comme le gaz que dégageaient les flacons sur les étagères de nos laboratoires.

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